Black Friday : acheter en ligne en toute sécurité

source : undernews

Le Black Friday (événement commercial autour du vendredi 29 novembre), apparu aux États-Unis en 2005, est de plus en plus populaire en France et à chaque fois, que cela soit en boutique ou en ligne, les offres se font de plus en plus avantageuses.

En effet, RetailMeNot estime à 5,97 milliards d’euros le montant des dépenses des consommateurs français pour le Black Friday, soit une potentielle hausse de 4,1% du volume d’achat par rapport à 2018 et une moyenne de 145 millions d’euros dépensés par heure, sur Internet et en boutique. Le pic d’activité que connaît Internet à cette période n’est donc pas sans risque pour les consommateurs. En effet, plus le trafic Internet est dense, plus les pirates informatiques auront d’occasions à saisir.

Pour Bastien Dubuc, Country Manager France chez Avast, ce risque est d’autant plus exacerbé que pendant ces pics commerciaux en amont des fêtes de fin d’année, les activités en question sont majoritairement des transactions financières impliquant le partage des données bancaires sensibles entre un acheteur et un vendeur et donc des pertes potentielles considérables si l’on ne fait pas preuve de vigilance.

Le Black Friday en France s’est développé pour souvent désormais durer toute une semaine et est extrêmement populaire sur Internet contrairement aux États-Unis où les grosses promotions se font majoritairement en magasins. Ces pics d’activité sur Internet sont propices pour les hackers et favorisent la floraison des sites frauduleux, c’est pourquoi les consommateurs, aussi enthousiastes soient-ils pour les bonnes affaires qui s’offrent à eux, doivent rester vigilants et appliquer quelques bonnes pratiques.

Faire preuve de bon sens : il est primordial d’agir sur un site marchand comme dans n’importe quelle boutique, et ainsi de s’attarder sur les détails. Talleyrand disait à la fin du XVIIIe siècle, ʺméfiez-vous de la première impression… C’est la bonneʺ, cela s’applique toujours trois siècles plus tard. Chacun se fait toujours une première impression de toute situation. Par conséquent, comme un client se forge une opinion sur la propreté et la décoration d’un magasin au moment où il y entre, il doit en être de même avec un site Internet : le design du site et le style rédactionnel sont de bons indicateurs de fiabilité. Une page mal conçue, au design démodé et rédigée avec des fautes de frappe ou de grammaire est probablement un site frauduleux. D’un point de vue plus technique, les URL des sites sécurisés débutent par « HTTPS », le « S » étant normalement le signe d’un niveau de chiffrement suffisant entre l’utilisateur et le site Internet. De plus, les e-commerçants n’hésiteront pas à développer des techniques visant à pousser les consommateurs à la dépense avec des notifications en temps réel sur l’exclusivité, le nombre de produits ou encore le délai limité pour passer une commande. C’est pourquoi il est important de prioriser la sécurité et de s’assurer que la transaction sera protégée avant tout achat.

Prévenir et limiter les risques de phishing : cette technique, utilisée par les hackers pour collecter des informations confidentielles en se faisant passer pour des tiers de confiance, comme un service administratif, une banque ou un proche, est la plus répandue, en particulier en amont de journées commerciales telles que les soldes, le Black Friday, les French Days ou encore les achats de Noël où les e-mails frauduleux augmentent. A ce titre, un filtre anti-spam peut s’avérer très efficace pour éviter de recevoir ce type de message. De plus, le paiement par Internet bien qu’entré dans les mœurs, doit être contrôlé et sécurisé. Il est par exemple possible de plafonner le montant d’une carte de crédit afin de bloquer cette dernière si son numéro se retrouve entre de mauvaises mains. Par ailleurs, les banques proposent à leurs clients une authentification renforcée (authentification multi facteur ou MFA) qui passe par la confirmation d’un achat via un code envoyé par SMS ou sur l’application bancaire d’un smartphone, protégée elle-même par un mot de passe. Enfin, se déconnecter des sites de e-commerce suite à un achat constitue une bonne couche de protection contre des tiers malveillants, tout autant que de préférer la navigation privée, rendue possible par l’utilisation d’un VPN qui permet d’utiliser une connexion chiffrée qui cachera les adresses IP.

Ce sont autant de bonnes pratiques, simples et rapides à mettre en place, qui devraient aider les consommateurs à accroître leur vigilance et à repérer les menaces qui visent leurs données personnelles afin de se prémunir contre les techniques avancées des hackers qui attendent les achats de fin d’année avec autant d’impatience.

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